“On a vraiment morflé en 2020. J’ai perdu 87% de mon chiffre d’affaires. Ma vie professionnelle se résume à… plus rien! Tout s’est arrêté en mars. J’ai plusieurs cordes à mon arc mais malheureusement je n’ai plus le droit de les utiliser! Il est très blessant pour moi d’entendre que nous ne sommes pas essentiels… Je me suis senti aussi impuissant. Il m’est arrivé de perdre des clients mais je reprenais mon bâton de pèlerin pour en retrouver. Sauf que là, c’est impossible. Cette situation n’est pas de notre faute. On nous a paupérisés! Ma femme est aussi indépendante. Nous avons une petite fille. Il y a ce sentiment d’incompréhension lié à toutes les mesures qui ont été prises. On ne tient pas compte du caractère mortel de l’humain… Mais je garde espoir, je vais sortir de cette situation renforcé et avec de bonnes idées. J’ai déjà eu la chance de recevoir 80% de mon salaire et j’ai utilisé mes économies. Il faut aussi voir le positif, j’ai perdu 25 kilos, j’ai passé du temps avec ma famille et je me suis remis à la marche.”

Lorenzo, directeur d’une agence évènementielle en Valais et de célébrations de mariages dans le canton de Vaud.

(propos recueillis par Stéphanie Schroeter, “La Liberté”)